Mon futur petit chien : la joie qui revient… et la peur au ventre

Il est né….

Rien que d’écrire cette phrase, j’ai le cœur qui serre et qui s’ouvre en même temps. Parce qu’un chiot, ce n’est pas juste “un projet”. C’est une promesse. Une lumière. Un nouveau chapitre… mais aussi une immense responsabilité quand on arrive d’une période où la vie nous a brassés.

Au départ, je m’étais juré que ce projet attendrait.

Après le départ de Mando, et avec Wicket en soin de confort, j’avais décidé de remettre à plus tard mon rêve de chiot. Je voulais laisser toute la place à Wiwi. Être là, à 100%. Ne pas me disperser. Ne pas “remplacer”. Et surtout… surtout… je n’avais pas le cœur….

Je ne voulais pas regarder d’autres chiens.
Je ne voulais pas me projeter.
Je voulais juste tenir bon, jour après jour.

Mais voilà la vérité : même quand je me ramenais au présent, même quand je me disais “ok, une journée à la fois”… j’étais quand même triste. Souvent…. Je pleurais beaucoup. Comme si tout ce que je vivais tournait autour de la perte, de l’inquiétude, des bilans, des symptômes, des hauts et des bas.

Et surtout… je n’avais plus de projet. Un vide. Le coeur lourd.

Cette sensation-là, elle est difficile à expliquer. Comme si mon futur avait rapetissé. Comme si ma tête et mon cœur n’avaient plus d’endroit doux où se déposer.

C’est là que mon mari a eu un geste qui m’a bouleversée.

Il s’est dit qu’un “projet chiot” pourrait me redonner de l’élan. Pas pour effacer Mando. Pas pour prendre la place de Wicket. Mais pour me ramener du vivant. Du mouvement. De la joie.

Alors il a choisi… un poméranien.
Mon cadeau d’anniversaire.

Et aujourd’hui… Pour l’instant… je peux le dire : oui, ça marche.

Je suis heureuse. Vraiment.

J’ai retrouvé cette étincelle que je pensais avoir perdue : l’envie de préparer, d’apprendre, de planifier. J’ai déjà (presque) tout acheté pour mon futur bébé. J’ai mon plan d’entraînement, mon plan de gestion, mon plan d’intégration. J’ai des idées plein la tête.

Je pleure moins.
Je ris plus.
J’ai même parfois envie de crier à tout le monde : “JE VAIS AVOIR UN CHIOT !”

Et le pire ? C’est que je suis déjà en amour avec lui.

Mais…

Ouf.

Il y a un “mais”…. un gros mais…

Parce que dans l’ombre de cette joie, il y a une autre émotion qui me colle au ventre : la peur.

Et cette fois, c’est une peur très précise.

J’ai la peur au ventre que bébé soit malade.

Après ce que j’ai vécu, après ce que je vis encore avec Wicket… je veux juste un pitou en santé. Juste ça. Un petit corps qui fonctionne bien. Un départ simple. Une vie “normale”. Et je réalise à quel point, pour certaines personnes, c’est un acquis… mais pour moi, ce n’est plus automatique dans ma tête.

Par moments, j’essaie de me détacher. De reculer. De me dire : “calme-toi… attends… ne te fais pas un château trop vite.”

Je me retiens de poser mille questions a l’éleveuse qui va finir par me « ghoster »…😂

Sur la santé des parents.
Sur les tests.
Sur les papiers.
Sur les certificats.

Parce que je le sens : une partie de moi voudrait tout contrôler pour se rassurer. Tout vérifier. Tout anticiper. Avoir noir sur blanc la preuve que “tout ira bien”.

Mais l’autre partie de moi a peur de briser ce rêve qui me semble si fragile.

Comme si, en posant trop de questions, j’allais attirer le mauvais sort.
Comme si, en regardant la réalité de trop près, j’allais casser la bulle de bonheur qui recommence enfin à se former autour de moi.

Et surtout… j’ai peur de la visite chez le vétérinaire.

Ce rendez-vous-là, dans ma tête, c’est comme une ligne d’arrivée. Comme si j’attendais que quelqu’un me dise : “C’est parfait. Tout est beau. Il est en santé.”

Parce que tant que je ne l’ai pas entendu… une partie de moi n’arrive pas à respirer complètement.

Et je vais être honnête, même si ça me fait peur de l’écrire :

Et s’il était malade ?
Pire… et s’il mourait ?

Ce sont des pensées que je n’aime pas. Des pensées intrusives. Des scénarios catastrophes qui s’invitent sans prévenir. Mais elles sont là. Parce que j’ai déjà perdu a cette loto. Parce que j’ai déjà eu peur. Parce que j’ai déjà vécu le “ça n’arrive pas qu’aux autres”.

Et en même temps…

Je l’ai déjà nommé. Cassian.

Je pense à lui par son nom, naturellement, comme s’il faisait déjà partie de ma famille. J’ai imprimé sa photo et je la regarde souvent, cette belle petite face. Je le regarde et je sens mon cœur fondre… puis je sens ma gorge se serrer.

Je navigue entre bonheur et terreur.

✨ Bonheur, parce qu’il me redonne un futur.
🌧️ Terreur, parce que je sais à quel point l’amour peut faire mal quand on a peur de perdre.

Mais je crois que c’est ça, la vraie vie :
pas “être heureuse” OU “avoir peur”…
être capable de vivre les deux en même temps.

Et si je choisis de continuer, malgré la peur, ce n’est pas parce que je nie tout le reste.
C’est parce que j’ai besoin de me redonner le droit :

  • d’aimer encore,
  • de me projeter,
  • de créer du beau,
  • et d’accueillir du nouveau… sans trahir l’ancien.

Mando n’est pas remplacé.
Wicket n’est pas oublié.
Et ce chiot… n’est pas une fuite.

Il est un souffle.

Un petit souffle qui me dit : “tu peux encore avoir de la joie, même si tu as connu la peine.”

Alors oui… j’ai peur.
Mais je suis heureuse aussi.

Et pour l’instant, c’est exactement là que je suis : entre la lumière et le vertige.

One thought on “Mon futur petit chien : la joie qui revient… et la peur au ventre

Répondre à France Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *